C’est l’un des aspects pratiques de conserver autant de petites notes par ici : je cherche le mot silence dans urbanbike sans quitter Daedalus touch (…oui, on peut aussi se balader dans le navigateur interne via ce traitement de texte…) et je tombe sur ce billet de l’an passé.
Ou encore sur celui de 2012.
En me baladant au potager du roi la semaine dernière, j’ai croisé quelques butineuses, ce qui m’a rassuré.
Mais depuis - merci à nouveau au Lévocétirizine - et à ma condition nouvelle de non actif, je me balade plus fréquemment dans les jardins et parcs.
Les fleurs sont bien présentes (…quand elles n’apprennent pas à nager comme hier) mais les bestioles censées les butiner, les polliniser, pas.
Enfin, peu.
Hormis les oiseaux qui démarrent leurs chants tôt le matin, il n’y a plus cette puissante sarabande des ailes qui virevoltent de fleur en fleur
Certes, les températures chutent et sont accompagnées d’averses. Mais, je tique…
Décidément, je n’aime pas ce silence.
J’ai parcouru quelques ouvrages pour apprendre à Écrire. À chaque fois, mes yeux se sont brouillés (…je subodore également une attaque en règle des pollens) et j’ai calé illico.
Je me fais une raison : point de Goncourt(e) à l’horizon…!
J’aime tapoter sur l’écran caméléon de mon iPad, le saupoudrer d’une tombée d’astérisques, partager des trucs improbables, zigzaguer dans les fleurs (…après un comprimé de dichlorhydrate de Lévocétirizine…!) pour capturer quelques illustrations.
Après une décennie, les billets s’entassent. Dégraisser, poubelliser 3 ou 4000 d’entre eux pour ne garder que l’essence (haha !) d’urbanbike…?!
Non.
urbanbike est ma collection de post’it pour combler mes trous de mémoire (…qui ne font que s’amplifier, l’âge aidant !).
Suite au billet Au lecteur de passage. Ici, prends ce qu’il te plait…, j’ai eu des retours rigolos et chaleureux pour m’inciter à poursuivre ces ajouts sans commentaires, cette vulgarisation à trois balles de notre quotidien numérique…
Ça tombe bien, j’ai plein de domaines à explorer…!
J’aime bien la rue de Montreuil à Versailles, j’ai même failli y habiter. Je m’y glisse souvent en vélo mais cet après-midi, avec la flotte qui est tombée, nous y sommes allés avec un large parapluie.
Bon, le boulanger vers lequel nous dirigions nos pas étant encore (!) fermé, le temps de passer devant le distributeur du CA juste en face puis de revenir, j’entends un accent qui m’évoque un petit quelque chose de mon enfance.
Deux femmes sur le pas de la porte d’une boutique discutent avec cette sonorité propre aux langues d’Europe centrale.
Hop, je traverse la voie pour lire le menu et le nom de l’estaminet que je n’avais pas repéré jusqu’à présent, à deux pas du torréfacteur.
La maîtresse des lieux amusée nous invite, ma fille et moi, à rentrer, ce que notre curiosité naturelle nous pousse à accepter de suite…!

Un peu tard pour dîner ou prendre un café mais une discussion sympathique et brève avec cette dame roumaine qui a arrangé avec goût son restaurant au menu unique à midi, espace qui fait salon de thé et propose même des petits déjeuners aux plus matinaux.
Tout est fait pour nous retenir dont le wifi et des produits en vente dans une vitrine qui viennent d’Allemagne, de Pologne, etc.
Bref, cette note m’est essentiellement destinée, je la consigne pour ne pas l’oublier et y venir, le cas échéant avec ma fille ou des amis…
Au retour, je confie à ma fille les quelques souvenirs d’enfance qui sont remontés à la surface dont un petit restaurant yougoslave où l’on déjeunait avec nos façonniers rue Vicq d’Azir, les meubles peints de… Mais je m’égare…!
Le sans souci 49 rue de Montreuil, Versailles